Bonnes pratiques de DLP
La transition vers des environnements réseau dynamiques, à une main-d'œuvre à distance et à la prolifération des données et des applications cloud a fait de la sécurité des données un défi complexe, bien au-delà des stratégies traditionnelles de « château et douves ». Les cybercriminels exploitent ces vulnérabilités modernes, exposant les organisations à des compromissions de données coûteuses et à des manquements de conformité.
Un rapport indique qu'une compromission de données sur 3 impliquait des données shadow, le coût moyen d'une compromission de données atteignant 4,88 millions de dollars.
Les solutions de prévention des fuites de données (DLP) qui identifient et empêchent le partage, le transfert et l'utilisation non autorisés de données sensibles sont devenues essentielles pour traiter les risques liés aux données dans les entreprises modernes.
Cependant, le simple déploiement d'un outil logiciel ne suffit pas pour une sécurité complète des données. Les organisations doivent mettre en place la bonne combinaison de stratégie, de processus et de technologie pour protéger les données sur les réseaux, les endpoints et le cloud.
Dans cet article, nous allons passer en revue les bonnes pratiques de DLP qui aident les organisations à réduire les risques liés aux données et à renforcer leur posture de sécurité.
Les trois types courants de DLP
Différents types de DLP aident les équipes à protéger les données selon les cas d'usage. Dans cette section, nous abordons les trois types d'outils de DLP les plus populaires et comment ils protègent les données en transit, au repos et dans le cloud.
1 : DLP au niveau du réseau
Les outils de DLP au niveau du réseau protègent les données en transit. Ces solutions de DLP peuvent surveiller le partage de fichiers et autre trafic réseau, notamment les e-mails et les messages. Les solutions de DLP au niveau du réseau permettent aux équipes de détecter en temps réel les violations des règles de sécurité dans le réseau et d'empêcher les transmissions de données non autorisées.
2 : DLP au niveau des endpoints
La DLP au niveau des endpoints surveille les serveurs, les référentiels cloud et les endpoints pour sécuriser les données au repos, protégeant ainsi les données contre une mauvaise utilisation ou une fuite. Cela simplifie les exigences de rapports et facilite la conformité réglementaire pour les équipes InfoSec. Les organisations peuvent également utiliser la DLP au niveau des endpoints pour imposer des chargements de données vers des emplacements non approuvés (SaaS, Web), des règles d'utilisation des terminaux et des restrictions USB à l'échelle de l'entreprise.
3 : DLP au niveau du cloud
La DLP au niveau du cloud protège les données stockées ou traitées dans le cloud. Une solution de DLP au niveau du cloud scanne en continu les données pour identifier et chiffrer automatiquement les données sensibles avant qu'elles ne soient stockées dans le cloud. Elle peut informer les équipes InfoSec lorsque des violations des règles ou des comportements suspects sont détectés. De plus, la DLP au niveau du cloud protège les applications SaaS, sécurise le stockage IaaS et aide les organisations à gérer Shadow IT.
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Télécharger maintenantBonnes pratiques communes à tous les types de DLP
Chaque type de DLP a son propre ensemble de bonnes pratiques (plus d'informations sur celles-ci ci-dessous), mais il existe un ensemble fondamental de bonnes pratiques de DLP communes à tous les types de solutions de DLP. Les bonnes pratiques de DLP suivantes permettent aux équipes de préparer la réussite de leurs initiatives de DLP.
1 : Élaborer une règle complète de DLP
Les organisations doivent d'abord comprendre l'ampleur de leurs données. À partir de là, elles conçoivent une règle de sécurité définissant les données sensibles et les niveaux d'accès afin de déterminer qui peut utiliser ces données et de spécifier les destinations approuvées et non approuvées des données. Enfin, elles définissent les étapes de correction et les conséquences en cas de violations des règles, garantissant ainsi une réponse simplifiée.
2 : Identifier et classer les données sensibles
Il est essentiel que vous compreniez vos données avant de définir les règles de protection des données. Utilisez des outils et des cadres automatisés pour classer des données sensibles telles que les informations personnelles identifiables (PII), les détails de paiement ou d'autres informations financières réglementées.
3 : Mettre à jour et auditer régulièrement les systèmes de DLP
Les cybermenaces sur les données sont une bataille continue et implacable qui oppose les cyberadversaires et les équipes de sécurité. Les équipes InfoSec doivent veiller à ce que leurs règles de sécurité restent à jour pour détecter et atténuer les nouvelles cybermenaces.
4 : Investir dans l'éducation et la sensibilisation des employés
Formez le personnel dans toute l'organisation par le biais de modules de formation, de séminaires et de sessions de partage d'informations réguliers afin de sensibiliser à la méthode d'identification et de signalement des scénarios de perte de données.
5 : Mettre en place des contrôles d'accès robustes
Appliquez le principe du moindre privilège (PoLP) afin de garantir que les individus n'aient accès qu'aux données et ressources pour mener à bien leur travail. De plus, utilisez l'authentification multifacteur (MFA) et renouvelez régulièrement les certificats et secrets pour réduire le rayon d'impact en cas de compromission d'identifiants.
6 : Aligner la DLP sur d'autres initiatives commerciales
Les entreprises doivent envisager d'aligner l'intégration de la DLP sur leurs objectifs commerciaux afin de maximiser le ROI. Par exemple, mapper des initiatives de DLP avec des exigences réglementaires permet d'atteindre à la fois des objectifs de sécurité et de conformité. Les organisations peuvent modifier le système pour répondre aux exigences du RGPD, HIPAA et CCPA. Cela peut être fait en parallèle de l'intégration de la DLP pour faciliter la transition des équipes et améliorer l'efficacité opérationnelle.
De plus, la DLP doit être intégrée à des cadres de sécurité plus larges tels que la gestion des accès et des identités (IAM) et Zero Trust afin d'assurer une sécurité complète. Cependant, il est important de trouver un équilibre entre sécurité et facilité d'utilisation, de sorte que la mise en place d'une intégration de la DLP n'entrave pas la productivité interne et la collaboration.
7 : Mesurer et optimiser l'efficacité de la DLP
Il est essentiel de mesurer l'efficacité de la DLP après l'intégration. Votre organisation doit suivre les indicateurs clés de DLP, notamment les incidents de perte de données, les transferts de fichiers bloqués, les tentatives d'accès non autorisé et les taux de conformité. La réalisation de tests et de simulations réguliers permet d'identifier les vulnérabilités et d'optimiser les réponses aux cybermenaces.
Par exemple, des exercices Red Team (où certains employés tentent de réaliser des attaques de vol de données) peuvent aider à évaluer la robustesse de la mise en place de la DLP. Les mesures et les commentaires peuvent permettre d'éclairer les mises à jour des règles et défenses de sécurité, permettant d'adapter les protocoles de DLP aux cybermenaces et besoins organisationnels changeants.
Bonnes pratiques de DLP au niveau du réseau
Lorsque les données circulent dans des réseaux intermédiaires et externes, elles sont particulièrement vulnérables aux attaques par interception, de type man-in-the-middle et par injection de données. Une DLP au niveau du réseau efficace nécessite des outils avancés de surveillance du trafic et de chiffrement pour sécuriser les données en transit.
1 : Utiliser des outils avancés de surveillance du trafic
Une analyse efficace des données en transit nécessite souvent une visibilité sur les charges actives. Les équipes doivent utiliser des outils dotés de fonctionnalités telles que l'inspection approfondie des paquets pour analyser et surveiller en continu le trafic réseau.
2 : Mettre en place la segmentation du réseau
La segmentation du réseau peut réduire la propagation en cas de compromission et limiter les dommages provoqués par un cybercriminel. Des restrictions doivent être appliquées pour empêcher la transmission de données sensibles entre les parties stratégiques et moins sécurisées du réseau. La segmentation du réseau soutient également directement le respect des réglementations telles que PCI-DSS, HIPAA et le RGPD, qui imposent la manière selon laquelle les données sensibles sont stockées et transmises.
3 : Chiffrer les données sensibles en transit
Des données en transit non chiffrées permettent à un cybercriminel ayant accès au même réseau de les écouter de manière illicite. Les équipes doivent mettre en place des normes de chiffrement telles que Transport Layer Security (TLS) pour les données en transit afin de limiter le risque d'écoute illicite et d'attaques de type man-in-the-middle.
4 : Détecter et bloquer les communications non autorisées
Des alertes en temps réel et des protocoles de réponse doivent être configurés pour vous informer d'anomalies telles que des tentatives fréquentes d'accès aux données, des transferts de grandes quantités de données sortantes ou des communications non autorisées via des adresses IP inconnues.
Bonnes pratiques de DLP au niveau des endpoints
La DLP au niveau des endpoints est essentielle pour appliquer des restrictions d'utilisation des terminaux et surveiller l'activité des utilisateurs afin de protéger les données de l'entreprise. Les bonnes pratiques suivantes peuvent aider les organisations à réduire les risques liés aux données des endpoints.
1 : Appliquer des règles spécifiques à chaque terminal
Définissez des règles complètes d'utilisation pour tous les terminaux interagissant avec les données de l'entreprise, notamment les ordinateurs portables, les ordinateurs de bureau et les terminaux mobiles. Ces règles peuvent être utilisées pour appliquer des restrictions de montage de périphériques USB non autorisés, charger vers des sites Web ou des applications SaaS non approuvés, et configurer des exigences de MFA.
2 : Déployer des outils de protection des endpoints
Les agents déployés sur les terminaux peuvent offrir des fonctionnalités de sécurité robustes qui ne sont pas pratiques avec des solutions sans agent. Utilisez des agents des endpoints pour suivre, surveiller et contrôler l'utilisation des données sur les terminaux appartenant à l'entreprise afin de détecter les comportements suspects et d'appliquer les règles de sécurité.
3 : Surveiller le comportement des utilisateurs
Utilisez une surveillance en temps réel du comportement des utilisateurs sur tous les terminaux pour détecter des activités anormales telles que les transferts de fichiers volumineux, les demandes d'accès non autorisé et les tentatives fréquentes d'accès à des données sensibles en dehors de leur périmètre de travail.
Bonnes pratiques de DLP au niveau du cloud
La nature dynamique des environnements cloud rend la visibilité et la sécurité des données difficiles.
La DLP au niveau du cloud protège les données au repos et en transit dans les environnements cloud. Les bonnes pratiques suivantes aident les équipes à tirer le meilleur parti de leurs déploiements de DLP au niveau du cloud.
1 : Intégrer la DLP à une solution CASB (Cloud Access Security Broker)
Les équipes doivent intégrer la DLP au niveau du cloud à un CASB pour obtenir une visibilité et un contrôle complets sur les applications SaaS, les services cloud et les données stockées. Une intégration DLP et CASB permet aux organisations de protéger les données cloud et d'identifier des cybermenaces telles que les logiciels malveillants, les ransomwares et les spywares.
2 : Protéger contre Shadow IT
SaaS facilite plus que jamais l'activation de nouvelles applications métier. Il permet également aux employés d'intégrer facilement des logiciels qui ne sont ni sécurisés ni gérés par l'équipe informatique. Intégrez la DLP au niveau du cloud pour identifier et bloquer les applications non approuvées qui pourraient tenter d'interagir avec des données sensibles hébergées dans le cloud.
3 : Chiffrer les données au repos et en transit
Le chiffrement rend plus difficile la compromission des données par les cybercriminels et est relativement facile à mettre en place. Les organisations doivent adopter le chiffrement de bout en bout afin d'assurer une protection robuste des données stockées et en transit, renforçant ainsi la sécurité des données dans le cloud.
4 : Tirer parti de l'IA et du Machine Learning pour la détection d'anomalies
Utilisez des algorithmes d'IA et de Machine Learning pour détecter et alerter les équipes de schémas d'accès suspects ou de tentatives d'exfiltration de données. Ces algorithmes peuvent également apprendre les comportements issus des logs de service, d'application, de réseau et de stockage afin d'identifier automatiquement les anomalies spécifiques à chaque organisation.
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La DLP permet aux entreprises de classer, surveiller et protéger les données sensibles en définissant et en appliquant une règle de protection des données complète sur les réseaux, les endpoints et le cloud. Identifier et classer les données sensibles, appliquer un contrôle d'accès, configurer des restrictions de terminaux et former les employés sont tous essentiels pour une intégration de la DLP réussie. Les organisations doivent prioriser une solution spécialisée qui s'intègre à leur infrastructure de sécurité pour atteindre efficacement ces objectifs.
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